COUPS DE COEUR

© Photo Frédéric Langel

 

la modernité classique

La diversité stylistique qui prend son essor au début du XXe siècle est principalement illustrée dans la collection par des œuvres représentatives des courants expressionnistes.

Autour de 1900, les artistes commencent à s’affranchir du primat de la figuration. Il ne s’agit plus de restituer ce qui est visible à l’œil nu, mais de jeter un pont entre les images extérieures et intérieures. Alors que Emil Nolde, membre du mouvement « Die Brücke », élabore un vocabulaire chromatique allié à un répertoire formel bousculant les réalités visuelles, les artistes du « Blaue Reiter », parmi lesquels Heinrich Campendonk, aspirent à un langage pictural dématérialisé, à la limite de l’abstraction. En développant une poésie onirique, des artistes au parcours plus personnel comme Paul Klee ou Max Beckmann contribuent également à la diversité de la modernité classique.