UN MONDE

À PART

© ADAGP - Photo Frédéric Langel

 

Dans sa première partie, l’exposition se réfère à la mythologie et renvoie ainsi à l’une des aspirations fondatrices de l’art : raconter des histoires. Des histoires qui traduisent des expériences élémentaires et se transforment ainsi en mythes à valeur universelle.


La réactualisation des traditions mythiques distingue tout particulièrement l’œuvre d’Anselm Kiefer dont les allusions spirituelles et historiques peuvent se lire comme l’expression de vérités, voire même d’archétypes dépassant l’individu (Iconoclasme, Les Érinyes). L’œuvre politiquement et socialement engagée de Jörg Immendorff s’appuie sur une iconographie explicite et détaillée ; sa peinture monumentale Longue marche sur l’Aigle renforce le lien entre histoire personnelle et nationale. Le Grand Masque en bois de cèdre de Stephan Balkenhol évoque, par sa forme totémique et sa monumentalité, les origines cultuelles et mythologiques de l’art.