UN MONDE

À PART

© ADAGP - Photo Frédéric Langel

 

L’art comme témoignage subjectif d’un puissant sentiment vital, comme expression immédiate et spontanée de l’expérience vécue, est au centre de la deuxième partie.

Celle-ci met en résonance l’expressionnisme (Ernst Ludwig Kirchner, Emil Nolde, Gabriele Münter) et les tendances néo-figuratives des années 1970 et 1980 (Karl Horst Hödicke, Rainer Fetting, Helmut Middendorf ). Par ailleurs, dans le Vampire d’Edvard Munch, l’intense face à face avec les sentiments existentiels signale le point de départ d’une propension au chaos introspectif et dionysiaque dans l’art du XXe siècle (Hermann Nitsch, Arnulf Rainer). Cette partie se clôt sur une confrontation stimulante entre la déformation expressive du réel par Pablo Picasso (Portrait d’une femme dans un fauteuil) et la rigueur du langage pictural de Max Beckmann (Quappi en bleu dans un bateau).