FRANÇOIS MORELLET

© ADAGP, Paris 2008 - Photo Frédéric Langel

 

système et hasard

Les systèmes employés par l’artiste ne sont pas figés : François Morellet qui revendique une ambivalence faite d’ordre et de chaos, de sérieux et de jeu, introduit un facteur de perturbation dans ses constructions. Dès la fin des années 1950 le hasard devient ainsi instrument de la dérision : « J’ai toujours été passionné par le mariage de l’ordre et du désordre que ce soit l’un qui produise ou perturbe l’autre ou l’autre qui produise ou perturbe l’un. J’ai découvert vers 1958 que le hasard pouvait ainsi servir à faire vivre (c’est-à-dire casser) mes systèmes qui m’étaient apparus un peu trop endormis dans leur autosatisfaction. J’aimais que ces perturbations, ces accidents soient dus à un hasard programmé et non à la subjectivité de mes caprices d’artiste. »