FRANÇOIS MORELLET
oeuvres monumentales
La première partie de l’exposition réunit des œuvres de grandes dimensions que François Morellet a conçues depuis le milieu des années 1970 pour des façades ou des espaces monumentaux. Les impressionnantes 3 doubles trames 0°-30°-60°, jamais montrées dans leur globalité, révèlent dans la grande salle du musée leur pleine dimension. Le visiteur est également invité à découvrir des œuvres en néon conçues initialement comme des interventions sur des architectures : π piquant de façade n°1, 1=45° et π Rococo bleu. Grâce au néon, matériau industriel et moderne, l’artiste dispose de droites et de courbes qui se développent sur la surface des murs ou dans l’espace. Ainsi, l’œuvre Lamentable composée d’arcs qui, ordonnés bout à bout donneraient un cercle parfait, pend au plafond et se déverse maladroitement sur le sol en un désordre aléatoire.
Apparue dans les années 1950, la ligne traverse les œuvres de Morellet, définit des trames et des grilles et devient même motif. Croisée, superposée, juxtaposée, fragmentée, elle s’élargit parfois pour devenir bande. L’œuvre Débandade sur la pointe n°2, se joue ainsi de l’apparition et de la disparition des bandes sur les toiles et sur le mur, tandis que Striptyque n°1 explore, à la manière d’un inventaire, les différentes possibilités de la ligne. Derrière la rigueur formelle de l’abstraction géométrique, François Morellet parvient à suggérer une interprétation ironique de ses œuvres : les titres, dans lesquels il se joue de l’ambivalence des mots, introduisent l’humour dans son travail et deviennent dès lors le moteur de l’interprétation des œuvres.
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