Parc du musée

Le parc conçu par Martine Rascle, trophée de l’Arbre d’Or 2000, s’étend sur 5 hectares : il suscite des perceptions multiples, de loin comme de près. À l’échelle du paysage de la plaine d’Alsace, le parc est un bosquet au milieu des cultures et offre un refuge à la faune. À l’échelle de la parcelle, les espaces s’enchaînent, du plus minéral au plus naturel, du plus visible au plus secret, du plus lumineux au plus ombragé.

Le parc du musée constitue un cadre splendide pour vos photographies de mariage. N’hésitez pas à nous consulter pour plus d’informations.

Le musée fait partie du réseau
Parc et Jardins d’Alsace
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Découvrez ici le dépliant des parcs membres.


Découvrez les œuvres de Jürgen Wiesner dans le parc du musée.

Unverhofftes Blau - Jürgen Wiesner

Photo : Unverhofftes Blau – Jürgen Wiesner

 Jürgen Wiesner est né en 1945. Il vit à Francfort-sur-le-Main

 « Voilà un quart de siècle que je me rends au bord de « mon lac » dans le lieu-dit
« Champ des doutes ».  Mes photographies sont prises à la lumière du soir, une lumière entre chien et loup, quand le soleil lance ses derniers rayons et que les couleurs magnifiées paraissent incandescentes. Mes images sont plutôt une co-création en harmonie avec ce qui se présente à moi et, parfois, je parle au vent. »

Réflexions autour des photographies
de Jürgen Wiesner
Auteur : Martin Seel
Juillet 2008

 Un rituel photographique

C’est la force du souvenir permanent et pugnace d’un moment qui marque l’œuvre photographique de Jürgen Wiesner. Depuis décembre 1980 il n’a cessé d’explorer avec son appareil photo une mare près de chez lui, à Frankfurt-Hoechst, une mare sur le territoire communal de « Zweifelsgewann ».

 Improvisation

La production de Wiesner suppose l’acception de ce qui se passe avec la l’éclairage de la surface de la mare, processus qui a toujours commencé et qui se poursuit. C’est de cette participation à la marche de la nature que résulte la tension interne de ses prises de vue. Il s’agit là d’un échange entre art et nature. Wiesner se comporte comme un musicien de jazz qui avec son instrument, l’appareil photo, plonge dans les improvisations du hasard, lesquelles se produisent à la dernière lueur d’un jour face à ses contemplations. Ses photos transposent et transforment ainsi la vie de leur sujet.

Double événement

Chaque tirage réalisée et exposée par Wiesner est l’image photographique de l’image qui se présentait devant l’objectif au moment de la prise de vue. C’est le témoignage d’une influence du monde sur l’appareil photo – témoignage d’un minuscule bout du monde que nous qualifions de « nature ». Même si l’œil de l’artiste, le réglage de l’appareil avec tous ses paramètres et le processus de développement ont un rôle hautement créatif, l’état de réalité donné à voir existait par lui-même, il ne résulte d’aucun arrangement, d’aucune mise en scène, d’aucune construction. Les images de Wiesner donnent à voir l’apparition imagée d’une existence hors image. Des événements hors de l’art y deviennent événements artistiques.