Tout public
24 €, 20 € (tarif réduit)

Charlotte Juillard, Jonas Vitaud et Sébastien van Kujk

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Commence dans 26 Jours, 14 Heures

11 novembre 2018 17 h 00 - 18 h 30

Musique de chambre

Charlotte Juillard (violon) – Jonas Vitaud (piano) – Sébastien van Kujk (violoncelle)

Programme :

Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
Trio pour piano et cordes n°1 en ut mineur opus 8

Joseph Haydn (1732-1809)
Trio pour piano, violon et violoncelle en mi majeur Hob.XV.28

Antonín Dvořák (1841-1904)     
Trio pour piano et cordes n°3 en fa mineur opus 65

Les amis de Charlotte !

Repères biographiques

Fille d’un musicien, Charlotte Juillard débute le violon à Montpellier, ville dans laquelle elle grandit jusqu’à ce qu’elle obtienne son prix au conservatoire à l’âge de treize ans. Elle rencontre alors Suzanne Gessner avec qui elle étudie au Conservatoire rue de Madrid à Paris avant d’intégrer la classe d’Olivier Charlier au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle poursuivra ses études en cycle de perfectionnement pour être l’élève du violoncelliste Marc Coppey. Pendant ces années, elle cherchera à varier ses expériences musicales en alliant musique de chambre au sein de diverses formations, concerto ou récital et orchestre symphonique, formations spécialisées dans la musique contemporaine ou orchestre de chambre avec les Dissonances, l’ensemble du violoniste David Grimal.

Depuis 2014, Charlotte Juillard occupe le poste de Supersoliste à l’orchestre philharmonique de Strasbourg au sein duquel elle renoue avec le répertoire symphonique. L’orchestre lui offre l’opportunité de diriger du violon la section cordes et de pratiquer occasionnellement le genre du concerto. Avide de diversité et du plaisir de pratiquer la musique de chambre avec différents partenaires, elle quitte le Quatuor Zaïde fin 2017 et joue désormais dans des formations multiples. Elle est également violon solo invité à l’orchestre de chambre de Paris, à l’orchestre Aurora à Londres et à l’orchestre des Champs Elysées, l’occasion pour elle d’explorer le jeu sur cordes en boyaux.

 

Né en 1980, Jonas Vitaud commence le piano à 6 ans et l’orgue à 11 ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient au Conservatoire National Supérieur de Paris quatre premiers prix (piano, musique de chambre, accompagnement au piano, harmonie). Il réserve une place privilégiée pour la musique de chambre et joue avec des artistes tels la soprano Sumi Hwang, les violoncellistes Christian-Pierre La Marca et Victor-Julien Laferrière, l’altiste Adrien La Marca, les pianistes Adam Laloum et Bertrand Chamayou, le clarinettiste Raphaël Sévère, le Quatuor Zaïde…

Son premier disque solo consacré à Brahms paraît chez Orchid Classics, un album salué par la critique (Supersonic Pizzicato award, 4 * BBC Music Magazine…). En 2016, Jonas Vitaud sort deux albums solos consacrés l’un à Henri Dutilleux et Franz Liszt chez NoMadMusic (Choc Classica. 5 de Diapason, Grand Prix Soliste Instrumental 2016 de l’Académie Charles Cros), l’autre à Tchaïkowski avec le label Mirare – Les Saisons et la Grande Sonate opus 37, disque qui obtient 5 de Diapason. En 2018, c’est à Claude Debussy qu’il consacrera un double album et de nombreux concerts. Jonas Vitaud enseigne au CNSM de Paris depuis 2013. Il est professeur assistant dans la classe de piano de Marie-Josèphe Jude. Il est artiste associé à la Fondation Singer Polignac.

 

Après avoir étudié auprès de Jean-Marie Gamard et Philippe Müller à Paris, Sébastien van Kuijk reçoit les conseils de maîtres tels que Frans Helmerson, Natalia Chakoswskaya, Gary Hoffman, Maria Kliegel, Aldo Parisot, Janos Starker, Davis Geringas, Jens Peter Maintz, Gabor Takacs-Nagy, Pieter Wiespelwey, Gerhardt Schulz et Günter Pichler.

Il joue alors en soliste avec l’Orchestre Symphonique de la Garde Républicaine, l’Orchestre Philharmonique de Chambre de Bohème, l’Orchestre de la Radio Nationale de Bulgarie à Sofia, l’Orchestre symphonique de la Radio de Francfort, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre des Concerts Lamoureux, l’Orchestre de Besançon, l’Orchestre de Douai, l’Orchestre d’Auvergne. Il se produit aussi en récital ou soliste de par le monde sur de grandes scènes internationales.

Sébastien van Kuijk a enregistré plusieurs disques de programmes variés dont un des œuvres pour violoncelle et piano de Mendelssohn avec la pianiste Dana Ciocarlie, sorti en mai 2009 chez le label Intrada, le Trio avec piano de Louis Thirion avec la violoniste Solenne Païdassi et le pianiste Laurent Wagschal pour le label Timpani, les Quatre Saisons de Nicolas Bacri, cycle de concertos aux côtés de François Leleux, Valery Sokolov, Adrien La Marca et l’Orchestre de Besançon dirigé par Jean-François Verdier pour  Klarthe / Harmonia Mundi, qui a déjà reçu de très belles critiques et distinctions.

Quelques notes sur les œuvres!

Le Trio pour piano et cordes en ut mineur opus 8 de Dimitri Chostakovitch est l’œuvre d’un jeune étudiant de 17 ans du Conservatoire de Léningrad qui en commença la composition, en août 1923, en Crimée où il se trouvait en convalescence après avoir été opéré d’une tuberculose des ganglions lymphatiques. D’emblée, cette œuvre estudiantine présente les principales caractéristiques identifiant le compositeur : mélodies lyriques teintées d’harmonies acerbes, rythmes insistants, brusques contrastes de tempo et de dynamiques. Enfant de la Révolution, Chostakovitch cherche délibérément à tourner le dos aux sonorités du trio avec piano du XIXe siècle.

C’est à l’occasion de son dernier séjour à Londres, en 1795, que Joseph Haydn composa le Trio pour piano, violon et violoncelle en mi bémol majeur Hob.XV.28. Pour le musicologue et pianiste Charles Rosen, le Trio est par certains côtés l’œuvre la plus étrange du dernier Haydn. Elle l’est par sa palette expressive exceptionnellement large et par certains effets d’écriture particulièrement saisissants.

En 1882, Antonín Dvořák est un compositeur reconnu, célébré, admiré dans son pays et à l’étranger. Pourtant, ses trois amis, le compositeur Johannes Brahms, le critique musical Édouard Hanslick et l’éditeur Fritz Simrock, lui font comprendre que, pour développer sa carrière, Vienne, la capitale, serait préférable au cadre provincial de Prague. Ces bonnes intentions heurtent le Tchèque Dvořák qui n’est pas prêt à transiger sur ses convictions nationales et le Trio pour piano et cordes en fa mineur opus 65 est une réponse.