Tout public
Tarif unique 10 €

Élèves du Conservatoire de Strasbourg

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Commence dans 1 Mois, 8 Jours

13 novembre 2022 15 h 30

AU PROGRAMME

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) / Dmitry Sitkovetsky (1954)

Variations Goldberg BWV 988 (version pour trio à cordes)

Durée du concert : 1h15

 

Même si l’anecdote est douteuse, nous ne résistons pas au plaisir de la conter en quelques lignes. C’est à la demande du comte Hermann von Keyserling (1697-1764) que Jean-Sébastien Bach compose les Variations Goldberg, car l’homme souffrait d’insomnies et un élève de Bach, Johann Gottlieb Goldberg (1727-1756), venait les lui jouer pour rendre ses nuits plus paisibles. Le comte, enchanté par l’œuvre, la paya d’une coupe en or contenant cent louis d’or. Il est permis de douter de la véracité de cette histoire, car, d’une part, Bach, contrairement aux usages de l’époque, ne lui dédia pas la partition et, d’autre part, Goldberg était trop jeune (14 ans) pour se confronter à ces Variations. Cette œuvre, en laquelle Glenn Gould ne voyait ni début ni fin, demeure un monument de la musique de clavier en général. Dans aucune autre de ses pages pour clavecin, Bach n’a sans doute atteint une telle intensité, et il faudra très certainement attendre les Variations Diabelli de Beethoven pour retrouver, dans le genre de la variation, un tel sommet. (Adélaïde De Place)

C’est à partir d’un air repris au Clavierbüchlein de son épouse Anna Magdalena que Bach décida d’enclore un microcosme de son art et de sa pensée. Cet air est suivi de 30 variations presque toutes en sol majeur et on retrouve un canon toutes les trois variations. Les autres pièces sont très variées : inventions, fughetta (var. 10), sarabande (var. 13, 26), toccatas (var. 11, 14, 20, 28), gigue (var. 7), ouverture à la française (var 16), dans le style italien (var. 5, 17), allemande (var. 21).

Les étudiants du Conservatoire de Strasbourg et de la Haute École des Arts du Rhin interprèteront l’arrangement pour trio à cordes du violoniste Dmitry. Dmitry qui se souvenait d’avoir entendu sa mère Bella Davidovitch jouer les Goldberg. Fasciné par l’œuvre, il ne renonça pas aux Goldberg et finalement, redécouvrant l’œuvre à l’écoute des disques de Glenn Gould, se décida au début des années 1980 à l’arranger pour trois instruments à cordes.